A moins de 15 jours du premier tour des élections cantonales, le 9 mars, et donc en pleine campagne officielle, le président du
Conseil Général n’a pas hésité à convoquer l’Assemblée Départementale durant deux jours pour voter le budget du département pour l’année 2008 ! Il fixe ainsi des choix budgétaires et
politiques à une collectivité territoriale qu’une autre majorité devra assumer dans moins d’un mois.
Peut être veut il ainsi conjurer le sort (électoral) et forcer le destin ? Bien sûr il n’y a là rien d’illégal et tout ceci est conforme à la loi. A la Loi oui mais à la Morale…j’en
doute.
Car notre département est dans une situation particulière, avec 20 élus sur 40 de Droite et 20 élus de
Gauche. C’est à dire sans majorité ! Celle-ci est «réalisée» avec la voix prépondérante du Président, mais rappelons comment celui-ci a été élu.
En 2004 à l’issue de la dernière élection l’Assemblée se composait de 20 élus de Droite et de 19 de Gauche. Le quarantième siège était vacant depuis quelques semaines suite au décès de Mme
Danièle Estéban, élue de Gauche. Le Président actuel fut élu par 20 voix contre 19 par une Assemblée incomplète suite à ce drame. Quelques semaines plus tard les électeurs du canton
d’Astaffort élisaient Michel Estéban, le mari de Danièle, donnant ainsi un vingtième élu de Gauche au Conseil Général. L’opposition demandait alors au Président de remettre son élection en jeu,
devant une Assemblée Départementale enfin au complet. Celui-ci refusa au prétexte que la Loi ne l’y obligeait pas ! La Loi non mais la Morale…oui !
D’autant que si l’esprit républicain et le respect du vote des électeurs avaient prévalu, la nouvelle élection du Président avec un vote à 20/20 aurait désigné au bénéfice de l’âge Gilbert
Fongaro, élu de Droite et actuel 1er vice-président. La Droite présiderait donc bien le Département mais…pas Michel Diefenbacher!
Ce n’est donc pas pour conserver le Conseil Général dans son camp qu’il a refusé une nouvelle élection à la présidence mais bien pour sa propre personne, sa propre carrière, son propre
intérêt.
C’est pour tourner le dos à ces pratiques d’un autre temps et si éloignées de la morale et de l’esprit démocratique que je m’engage, si les électeurs me font confiance, avec mes
collègues du groupe « Socialistes et Républicains », à pratiquer la politique autrement.
Par joel hocquelet
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